Fruit de « l’arbre de santé »
Description
L’acérola, répondant à l’appellation scientifique Malpighia glabra, est un fruit ovoïde de 1 à 2 cm
de diamètre, de couleur rouge vif de la famille des Malpighiaceae. Ce petit fruit au goût acidulé
ressemble fortement à une cerise. Il est d’ailleurs, par analogie, autrement surnommé « cerise de
la Barbade » ou « cerise des Antilles ».
L’acérola pousse sur un arbre tropical appelé « Acérolier », cerisier des Antilles, cerisier de la
Barbade ou encore cerisier-pays. Originaire du Yucatan, cet arbre proche de l’érable est commun de
la ceinture tropicale d’Amérique Centrale, du nord de l’Amérique du Sud, du Mexique, de la Jamaïque
et des Antilles. Il peut atteindre près de 6 m de haut, mais se présente fréquemment de manière plus
ramassée, tel un arbrisseau. Ses fleurs à cinq pétales empruntent, selon les espèces, des teintes
blanches, roses, voire rouges.
Culture
L’acérolier apprécie les sols riches des régions chaudes et humides, mais redoute les zones facilement
inondables.
Historique
Etymologiquement, l’acérola est un terme espagnol, signifiant « la cerise de l’érable », en hommage
à l’arbre qui la porte, lui-même nommé « arbre de santé ». L’acérola était couramment utilisée dans
les pays tropicaux pour soulager certaines formes de diarrhées, de dysenterie et de troubles hépatiques.
Le naturaliste suédois Linné baptisa, au XVIIIe, ce fruit de son nom scientifique en souvenir du
médecin et anatomiste italien du XVIIe : Marcello Malpighi.
Partie utilisée
L’acérola peut être consommée de la même manière que tout autre fruit comestible. Ses qualités stimulantes
et énergisantes sont concentrées dans sa chair très juteuse, de couleur orange, presque rouge.
Propriétés
• Antioxydante, l’acérola contribue à minimiser les méfaits des radicaux
libres, responsables du vieillissement cellulaire.
• Détoxifiante, elle nettoie l’organisme et participe au sevrage tabagique.
• Stimulante, l’acérola s’avère très efficace pour aider l’organisme à
lutter contre certains maux et infections, notamment en hiver. Elle aide à combattre microbes et
virus, en stimulant les défenses naturelles de l’organisme.
• Reminéralisante, elle est recommandée lorsque les besoins de l’organisme
sont excessivement augmentés : en cas de grossesse, de pics de croissance, d’allaitement, de fractures…
• Restructurante, elle participe à la construction du collagène et donc au
renforcement de la structure et de la résistance des os, des cartilages, des dents, des vaisseaux et de
la peau.
• Tonique, sa composition est excellente pour redonner vitalité aux organismes
affaiblis. Elle contribue à revitaliser et apaiser les états de fatigue nerveuse, de stress intense,
d’épuisement, de lassitude ou encore de surmenage.
Indications
L’acérola est préconisée en complément d’une alimentation saine et équilibrée pour son apport exceptionnel
en vitamine C, afin de participer à stimuler l’organisme et lutter contre certaines affections, notamment
en période hivernale. Les cures de compléments alimentaires à base d’acérola sont fortement recommandées
aux personnes dont le régime alimentaire est pauvre en fruits et légumes frais.
Principes actifs
L’acérola est un des fruits les plus riches en vitamine B6 (pyridoxine), B1 (thiamine), B2 (riboflavine),
en vitamine A (rétinol), et surtout en vitamine C (acide ascorbique). Elle en contient 1745 mg/100 g,
soit près de 40fois plus que les fruits réputés en la matière comme l’orange, le citron ou le kiwi.
Or, la vitamine C est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme et du cerveau. Elle participe
à renforcer les défenses naturelles de l’organisme, à agir contre les infections et contribue à limiter
les effets du vieillissement. La vitamine C potentialise l’absorption du fer dans les voies intestinales.
Son action est d’autant plus conséquente lorsque les ressources de l’organisme sont fortement sollicitées,
par exemple, chez les fumeurs, les personnes stressées, les sportifs, les femmes enceintes ou encore
allaitantes…
L’acérola est également riche en minéraux et oligo-éléments, particulièrement en fer, en calcium, en
phosphore et en magnésium. Sa haute teneur en flavonoïdes et en caroténoïdes lui confère d’intéressantes
propriétés antioxydantes.
Recherches internationales
Peu de recherches internationales ont, à ce jour, précisément portées sur l’acérola, mais davantage sur
la vitamine C dont ce fruit est gorgé.
Hippocrate et Aristote, bien avant JC, s’intéressaient déjà au scorbut, dont la principale cause,
aujourd’hui connue, est une carence en vitamine C. En 1753, le docteur écossais James Lind démontre
l’effet bénéfique des agrumes pour limiter cette carence. Mais il fallu attendre 1928 pour que le
biochimiste hongrois Szent- Györgyi isole l’acide ascorbique et découvre donc la vitamine C. Elle
sera synthétisée en 1934 par Walter Norman Haworth. Linus Pauling, prix Nobel, révèlera par la suite
dans ses recherches l’ensemble de ses excellentes propriétés et son importance pour la nutrition et
la santé.
Contre-indication
L’acérola peut être consommée en totale innocuité