Description
Cette espèce est un arbre largement répandu dans nos régions dont la grosse graine : le marron
est utilisée depuis environ un siècle pour son action bénéfique sur les "problèmes circulatoires".
Les graines contiennent un mélange complexe de saponines triterpéniques, connu sous le nom
d’aescine, considérée comme le principal constituant actif du marron d’inde
(Profumo P et al., 1987 ; Bombardelli E. and P. Morazzoni, 1996).
Propriétés
Les propriétés anti-inflammatoires, anti-oedémateuses et anti-exsudatives de l’extrait de marron
d’inde et de l’aescine sont clairement mises en évidence par l’expérimentation sur plusieurs
modèles expérimentaux de type œdème de la patte du Rat induit par des agents phlogogènes (Bruneton
J., 2002). Une inhibition des oedèmes est mises en évidence après administration orale ou
intraveineuse d’aescine.
L’activité de l’extrait de marron d’inde sur le tonus veineux - il l’augmente - s’accompagne d’une
action antiradiculaire et d’une action au niveau des capillaires : renforcement de la résistance et
diminution de la perméabilité. L’effet anti-inflammatoire de l’aescine, surtout marqué dans la phase
initiale de l’inflammation, pourrait être lié à son action sur le réseau capillaro-veineux, ainsi
qu’à une interférence avec les enzymes lysomiales
(Bruneton J., 1999 & 2002).
En Allemagne, a été publié une monographie "Hippocastani semen" dans laquelle les indications sont
les suivantes : « symptômes de l’insuffisance veineuse chronique d’origine diverses, tels que œdème,
crampes des mollets, prurit ainsi que douleurs et lourdeurs des jambes, varicose et syndrome
post-thrombotique… »
En France, les médicaments à base de graine de marron d’inde, sont traditionnellement utilisés par
voie orale et par voie locale, "dans les manifestations de la fragilité des petits vaisseaux de la
peau" et "en vue de diminuer les sensations de jambes lourdes ou les troubles hémorroïdaires" (Cahiers
de l’Agence, 1998).
Des études cliniques très sérieuses ont été conduites chez des patients atteints de troubles veineux.
Une série de critères objectifs et subjectifs ont permis de constater une nette amélioration de la
pathologie. Ainsi les oedèmes et gonflements disparaissent, de même que les phénomènes qui les accompagnent
comme la fatigue et la sensation de lourdeur dans les membres, les paresthésies et les douleurs.
Plusieurs études cliniques ont été publiées sur l’utilisation bénéfique des extraits de marron d’inde en
orthopédie, traumatologie, obstétrique-gynécologie, oto-rhinolaryngologie et odentologie
(Monographie de l’OMS, 1999 ; ESCOP, Bombardelli E. and P. Morazzoni, 1996).
De plus, les données sur la toxicité aussi bien aiguë que chronique du marron d’inde autorise de larges
indications thérapeutiques.