La phytothérapie moderne
Les produits de phytothérapie sont devenus l’aboutissement d’une technologie souvent fort complexe, rendant
obsolète la simple poudre de plante mise en gélule.
Depuis la culture de la plante jusqu’au produit fini, chacune des étapes est maintenant contrôlée par le
laboratoire.
Un autre paramètre contribue à redonner une place de valeur à la phytothérapie : le changement des mentalités !
N’oublions pas que la plante médicinale peut aussi être la plante alimentaire. Maintenant que nous nous informons
sur le rôle des catégories d’aliments et des molécules, nous surveillons de près le contenu de nos assiettes
et pratiquons, de façon consciente et active, la prévention !
On peut distingue deux types de phytothéraphie :
La Phytothérapie traditionnelle, très ancienne, basée sur l’utilisation des plantes
selon les vertus découvertes empiriquement.
De nombreux procédés permettent d’obtenir l’ensemble des principes actifs, le plus rudimentaire consiste en un
broyage fin de la plante après séchage et permet l’obtention d’une poudre totale. Cette poudre peut être ensuite
présentée sous forme de gélules, ampoules etc. En fait, il s’agit d’une simple pulvérisation du végétal sec.
Le "totum" de la plante contient beaucoup de cellulose susceptible de provoquer des fermentations intestinales et
environ 15% de composants actifs. Cependant, nos connaissances actuelles ne nous permettent pas d'affirmer que la
disponibilité de ces principes actifs soit totalement assurée en milieu biologique.
La Phytothérapie moderne, basée sur les avancées scientifiques, qui utilise les extraits
actifs des plantes. Les extraits actifs identifiés sont standardisés.
L'extraction, optimise le principe de la tisane ou de la poudre de plantes avec une technologie de pointe. Elle permet
l’obtention d’une poudre purifiée et concentrée en actifs naturels.
Après le broyage des plantes, la poudre est plongée dans une solution naturelle, le solvant (eau ou alcool), adaptée
aux propriétés physico-chimiques des principes actifs recherchés.
Le liquide ainsi obtenu va ensuite subir une phase de filtration afin d’éliminer les composés solides non assimilables
tels que la cellulose. S’ensuit une phase de séchage modéré sous vide qui éliminera progressivement le solvant et
d’éventuels contaminants.
L’extrait sec ainsi obtenu bénéficie des avantages suivants :
• Concentration en actifs naturels
• Uniformité de la teneur en actifs naturels (indépendamment des variations naturelles,
lieu, saison…)
• Reproductibilité de bénéfice santé et standardisation des actifs
• Biodisponibilité maximale par suppression des composés non assimilables
• Sécurité sanitaire : absence de contamination microbiologique et chimique.
Le titrage des principes actifs détermine une teneur déterminée et constante en une
substance active ou en marqueurs. Dans certaines plantes on a identifié les composants auxquels elles doivent leur
activité pharmacologique. On a pu déterminer dans quelle proportion ils devaient être présents dans l’extrait pour que
ce dernier soit efficace.
Les marqueurs ou traceurs. Quand on ne connaît pas le ou les substances actives, on se sert
alors d’une molécule qui caractérise cette plante. Cela permet de confirmer l’identité de la plante d’origine et de
titrer l’extrait.
La standardisation. Elle sert à garantir la reproductibilité de la qualité pharmaceutique
d’un extrait de plantes. Standardiser signifie uniformiser la qualité à toutes les étapes de fabrication, depuis la
plante de départ (origine, procédés de culture, partie de plante, identité, pureté, teneur) jusqu’à l’extrait, de manière
à aboutir à un extrait standard défini.
Un rapport particulièrement important contribue à la standardisation : le rapport quantité de plante : extrait obtenu,
ou DER (Drug : Extract Ratio). Ce rapport permet de calculer la quantité de plante correspondante et indique en effet
le nombre de parties de plante correspondant à une partie de l’extrait obtenu. Ainsi, un rapport moyen de 5 :1 signifie
qu’une partie d’extrait correspond à environ 5 parties de plante. Suivant la plante, le solvant, la concentration, le
procédé de fabrication, le type d’appareil …, ce rapport peut varier.
Il appartient donc aux prescripteurs / utilisateurs de phytothérapie, de bien connaître le, ou les principes actifs
responsables de l'action envisagée; de connaître les solubilités de ces principes actifs et de choisir parmi les
différentes formes galéniques existantes, la plus biodisponible.
Il appartient également aux fabricants de préciser, outre le nom de genre et d'espèce, le rapport DER et le marqueur ou
traceur retenu.
La standardisation des préparations est une étape indispensable permettant d’accéder à une phytothérapie
scientifique et reproductible.