Transmissions écrites
Il semblerait le peuple chinois fut l'un des premiers à systématiser l'utilisation des remèdes élaborés à base de
plantes. Les traitements furent d'abord transmis par tradition orale, gravés sur des carapaces de tortues (à partir du 1400
av. J.-C.). Vers 100 av.J.-C., Tao Hung Ching fait une compilation dans laquelle plus de 700 remèdes sont décrits.
Inde ancienne : D'après les estimations, les plus vieux écrits de médecine ayurvédique datent
de 6 ou 7 siècles av. J.-C.
La plupart des remèdes proviennent de plantes (quelques exemples : poivre, valériane...).
Mésopotamie : Le plus vieux texte concernant les soins par les plantes, gravés en caractères
cunéiformes par les Sumériens
sur des tablettes en argile datent de 1600 av. J.-C. et regroupaient déjà une centaine de plantes médicinales.
En Égypte, les premiers documents attestant d'une pratique phytothérapeutique sont les
"Ebers Papyrus"
(nommés d'après l'égyptologue qui les a recueillis) écrits vers 1550 av. J.-C. Certains avancent l'hypothèse que ce serait
une copie de plus vieux papyrus datant déjà de 3000 av. J.-C. Parmi les plantes citées, on retrouve : thym, genévrier, cumin,
aloès, cèdre, coriandre, fenouil, ail, oignon, menthe, papyrus, safran, etc.
Dans l'Antiquité grecque, la médecine par les plantes connut son essor grâce à Hippocrate
(460-377 av. J.-C.), surnommé le père de la médecine, car il systématisa l'observation clinique. Parmi les écrits qu'on
lui attribue, le Corpus Hippocratum fait mention de près de 400 remèdes simples à base de plantes.
Plus tard, nous avons des traités de médecine avec Théophraste, Dioscoride, qui soulignent l'utilisation des plantes
médicinales pour le traitement des diverses maladies. Théophraste écrivit vers 370 av. J.-C De Historia
Plantarum, De Causis plantarum : manière d'utiliser les plantes et de les cultiver.
Le premier herbarium illustré sur les plantes médicinales de Krateus (vers -100)
n'a malheureusement pas survécu,
mais Pline
en fait mention dans son
histoire naturelle.
Il a vraisemblablement influencé ses successeurs. L'ouvrage de Dioscoride De materia medica (78
av. J.-C) est le traité le plus connu, qui fit autorité jusqu'à la Renaissance.
En Orient, Avicenne (ou Ibn Sina 980-1031), né près de Samarkand, écrivit en arabe un Canon
de la Médecine
, ouvrage de référence pour ses successeurs, ainsi qu'en Europe sa traduction vers le XIIème siècle en latin.
En Europe, les druides utilisaient déjà vers -600 la phytothérapie.
Dans les iles anglo-saxonnes, l’Herbarium apuleius fut l’un des manuscrits les plus
copiés. Concernant
l’usage populaire (vernaculaire) The leech book of bald, datant de 925, contient des remèdes thérapeutiques
«classiques» et des pratiques liées aux croyances magiques y sont décrites. Les plantes les plus utilisées :
l’armoise commune,
la verveine, l’achillée millefeuille, le plantain, l’épiaire (ou bétoine).
En Europe, à partir du XVème siècle, l’invention de l’imprimerie permit la publication
de livres de botanique, dont la plupart
étaient consacrés aux herbes médicinales.
Nous avons des exemples d’utilisation phytothérapeutique chez les Amérindiens, les peuples de Sibérie (en relation avec le
chamanisme) et un peu partout sur tous les continents, et ce, jusqu’à nos jours.